Cloud computing

Professeure émérite en Sciences de l’Information, Communication de l’Université Paris 8. Titulaire de la Chaire UNESCO ITEN (Innovation, Transmission, Edition Numériques)

Le cloud computing est une configuration informatique qui consiste en l’utilisation de programmes et de données stockés sur des serveurs distants. Le cloud computing permet de résoudre les problèmes techniques de gestion du matériel.

On distingue plusieurs types de cloud computing selon les fonctionnalités proposées à l’utilisateur. Le Software as a service fournit à l’utilisateur des logiciels utilisables en ligne. C’est le modèle du nouveau système d’exploitation de Google®: Chrome OS®. Le Plateform as a Service permet à l’utilisateur de gérer et d’installer lui-même ses applications sous couvert d’une compatibilité du système. Le système d’application de Facebook® repose sur ce principe. L’Infrastructure as a Service qui permet à l’utilisateur une liberté presque totale sur le système dans le stockage, le réseau, l’environnement applicatif et le système d’exploitation.

L’origine du terme cloud computing fait référence au tissu de serveurs, non identifiables spatialement, sur lequel repose cette technologie.

Le cloud computing est une solution technique particulièrement adaptée aux petites entreprises pour lesquelles un support technique interne de l’infrastructure informatique est difficile à prendre en charge.

Le flou afférent à l’emplacement et à l’utilisation des données stockées par les services de cloud computing alimente de nombreuses polémiques autour de la protection de la vie privée et de la sécurisation des données.

Ce stockage de données dans le cloud peut être opéré par des fournisseurs de services d’une nationalité différente de l’entreprise exportant ces données et le stockage physique des données peut aussi être réalisé dans un pays différent.

Les niveaux de protection de données personnelles n’étant pas les mêmes dans tous les systèmes juridiques, le pays d’où proviennent les données met généralement des barrières au transfert de données vers un pays moins protecteur. L’utilisateur ou le client acceptant de transmettre ses données selon un contrat régi par une législation spécifique se voit protégé contre les usages de ses données dépassant ce qu’il aura accepté dans le contrat et ce qui est prévu dans la loi nationale gouvernant le contrat.

Le consommateur, partie faible, se retrouve dans une situation originale, en début de chaîne contractuelle, détenteur initial de ses données personnelles. Il peut accorder à une entreprise le droit de les stocker et de les traiter selon des conditions contractuelles encadrées par des obligations légales. Dans certains systèmes juridiques, l’entreprise cocontractante ne pourra alors transférer ses données à un tiers hébergeur de données que si l’utilisateur initial lui en avait expressément accordé le droit. Par ailleurs, même si le transfert transfrontalier a été contractuellement accepté, la loi protectrice du pays d’origine des données peut le restreindre.

Il convient aussi de noter que pour des données sensibles, notamment les données de santé ou les données comptables, certaines législations interdisent qu’elles soient conservées dans un autre pays que le pays source.

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